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L’e-sport, un plan de carrière ?

D’après une étude réalisée en septembre 2018 par Médiamétrie et dont les résultats ont été communiqués par le secrétaire d’Etat chargé du numérique, on dénombre, en France, 2 080 000 pratiquants d’e-sport, un chiffre considérable. Ce nombre ne fait pas référence au nombre de joueurs rémunérés pour jouer aux jeux vidéo, mais au nombre de joueurs qui s’affrontent en ligne sur des jeux vidéo.

Quelques conseils

Même si les instances du sport électronique tentent de faire passer l’e-sport pour un sport, grâce à ses exploits individuels, ses champions professionnels, ses tournois etc. la comparaison avec le sport s’arrête là. Certains tenteraient même de le faire devenir discipline olympique. Pour autant, l’e-sport n’est pas un vrai sport puisqu’il ne comprend pas réellement une notion d’effort, de dépassement physique de soi et entraîne une nécessaire sédentarité.
S’il existe plus de 2 millions de pratiquants d’e-sport en France, les joueurs professionnels sont très peu nombreux, comme dans le sport. Par professionnel, s’entendent les joueurs qui n’ont que cette activité comme source de revenus, qui arrivent à vivre seulement grâce à leurs gains sur les jeux, les tournois, les contrats de sponsoring… Dans certains pays, comme la Corée du Sud, les professionnels sont assez nombreux. Mais en France, seuls 150 à 200 joueurs obtiennent des prestations rémunératrices. Les tout meilleurs gagnent très confortablement leur vie. Mais pour les autres, c’est plus compliqué, ils doivent mêler leur passion pour les jeux avec un autre travail pour survivre. Or la pratique de l’e-sport à haut niveau est chronophage.

De plus, pour les défis comme le blue whale challenge ou le Momo challenge, ceux qui ont contactés ces numéros se sont fait pirater leurs données personnelles, ceci expliquant le chantage opéré par les hackers qui ont développé ces challenges.

Les professionnels d’e-sport doivent s’entraîner pendant de très nombreuses heures pour pouvoir s’améliorer constamment, au détriment du temps passé en extérieur. Cette sédentarité les oblige à faire encore plus attention à leur hygiène de vie, à s’obliger à sortir pour faire du sport et à s’imposer des horaires réguliers pour manger et dormir. En effet, un joueur professionnel a besoin avant tout de réflexes pour être efficace. Il ne peut donc pas se permettre d’être trop lourd ou trop fatigué, sinon sa pratique va s’en ressentir.
C’est justement parce qu’il faut avoir des réflexes que l’e-sport ne peut pas constituer un plan de carrière. En effet, celles-ci sont éphémères, dû à une baisse des réflexes qui s’accentue avec l’âge. Il n’est donc pas recommandé de laisser tomber ses études pour se consacrer à temps plein à cette pratique : les débouchés sont trop peu nombreux et ne durent pas suffisamment dans le temps. Comme la discipline de l’e-sport est encore récente en France, nous n’avons pas assez de recul pour savoir si d’anciens joueurs peuvent rebondir sur d’autres plans de carrière, une fois que leurs capacités motrices ne leur permettent plus de faire partie des tout meilleurs. Il est donc préférable de privilégier de longues études ou bien des études ciblées, alliées à une consommation raisonnée de jeux vidéo.

Sources

  • www.pedagojeux.fr : Plateforme d’information et de renseignement sur les jeux vidéo.
  • https://www.france-esports.org/ : Site officiel de l’association France Esports, garante du développement, de la promotion et de la pratique de l’e-sport.