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Que faire en cas de cyber-harcèlement ?

Aujourd’hui, le cyber-harcèlement touche particulièrement les jeunes. Mal connu, il est parfois pris à la légère. Et pourtant, ses conséquences peuvent être dramatiques, allant jusqu’au suicide. Ces conséquences seraient plus importantes que celles du harcèlement traditionnel en raison des caractéristiques particulières de ce type de violence (anonymat, pouvoir de dissémination et public élargi, etc.).

Quelques conseils

C’est la première chose à savoir (et à se répéter en boucle si vous n’êtes pas complètement convaincu) : ce n’est pas de votre faute ! Cela ne viendrait à l’idée de personne de blâmer quelqu’un qui vient de subir le vol de sa voiture. Et pourtant il arrive régulièrement que les personnes victimes de cyber-harcèlement s’entendent dire: « Pourquoi est-ce que tu as posté cette photo aussi ? » ou « Il fallait s’y attendre avec ton commentaire ». C’est ce que l’on appelle le victim-blaming. Il est important de s’entourer de personnes compréhensives, qui ne sont pas culpabilisantes et ne vont pas nous faire des reproches.
Il est très important de ne pas rester seul face à ce genre de situations et d’en parler à des membres de sa famille, à des amis de confiance… Des personnes avec qui vous allez pouvoir discuter de la situation et de l’impact que cela a pour vous.

La majorité des jeunes cyberharcelés n’en parlent pas à leurs parents. Car ils ont peur de leur faire de la peine, ou ils ont l’impression que ça montre qu’ils ne sont pas autonomes, ou qu’ils vont les décevoir. Mais les parents sont heureux qu’on leur parle, car c’est comme ça qu’ils vont pouvoir aider leur enfant.

Certains élèves peuvent aussi craindre d’avoir l’étiquette de «balance», ou que la situation s’aggrave après en avoir parlé. Mais il est nécessaire de dépasser cette appréhension, même si ça peut faire mal au début, car sinon le harcèlement ne s’arrête pas.

Vous pouvez également en parler à d’autres adultes de votre famille, à des professeurs, des assistants scolaires, le ou la CPE, un psychologue, un assistante social, un infirmier etc.

La tentation, lorsque l’on est confronté à des gens qui nous insultent ou nous menacent, est de leur répondre. Pourtant, c’est la dernière chose à faire. Répondre, argumenter, essayer de les raisonner n’a aucun intérêt car ça ne marche pas. Par contre, le fait de bloquer les personnes malveillantes marche très bien. L’intérêt principal est de ne pas recevoir une quantité de messages qu’on n’arrive pas à s’empêcher de lire. Or on sait qu’un message peut être aussi violent qu’un coup.
Il est important de garder des preuves de ce qu’il s’est passé. Il est conseiller de demander à des proches de faire ce travail à notre place car il est particulièrement douloureux de lire les insultes ou menaces que l’on a pu recevoir. Il est très important de s’en protéger. Les personnes en qui on a confiance vont pouvoir, à notre place, constituer un dossier avec toutes les traces du harcèlement. Elles vont devoir faire des captures d’écran des messages problématiques. Si on en a les moyens, le mieux est encore de faire un constat d’huissier, dont le coût peut aller de 250 à 400 euros selon les personnes que nous avons interrogées.
Sont punis par la loi : l’injure, le harcèlement moral (l’utilisation d’outils numériques étant un élément aggravant), le harcèlement sexuel, les provocations aux crimes et délits, l’usurpation d’identité, l’incitation au suicide, les menaces de mort, de viol, de commettre un crime ou un délit contre une personne, ainsi que les provocations aux crimes et délits.

Pour porter plainte, vous pouvez vous rendre dans un commissariat. Cela peut paraître compliqué mais il faut prendre son courage à deux mains. Le policier peut aussi proposer une main courante, car c’est plus rapide à faire. Mais il faut insister pour porter plainte car la main courante n’aura aucun effet juridique.

Sources

  • www.bienvivreledigital.orange.fr : Conseils et astuces pour vivre le monde digital en toute sérénité.
  • www.reseau-canope.fr : Le réseau Canopé édite des ressources pédagogiques transmédias (imprimées, numériques, mobiles, TV). C’est un réseau de création et d’accompagnement pédagogiques.
  • www.internetsanscrainte.fr : Internet Sans Crainte est le programme national de sensibilisation des jeunes aux enjeux et risques de l’Internet.
  • www.e-enfance.org : L’association e–enfance protège les enfants des dangers d’internet lutte contre le cyber harcèlement et harcèlement. Elle propose un guide contrôle parental gratuit.
  • www.actioninnocence.org : Action Innocence est une organisation qui a pour but de promouvoir une pratique sécurisée d’Internet en s’adressant aux enfants, aux adolescents et aux parents ainsi qu’aux professionnels de l’enseignement, de la santé et du social.
  • www.netecoute.fr : Gratuite, anonyme, confidentielle Net Écoute est la ligne téléphonique contre le cyber-harcèlement et les problématiques des enfants / ados avec Internet.
  • www.frequence-ecoles.org : Fréquence Écoles est une association qui s’engage depuis bientôt 20 ans à favoriser une attitude critique des jeunes face aux médias.