La Ligue Du LOL est un groupe de journalistes et de communicants qui a vu le jour en 2010. Ce groupe était connu pour ses points de vue sexistes à l’encontre de femmes journalistes et certains propos racistes et antisémites. Un grand nombre de ces dits « journalistes » a gravité de journal en journal pendant ces 9 années sans craindre la justice.

Or aujourd’hui, et parce que le monde évolue et que ce genre de pratique est intolérable, plusieurs journalistes de ce groupe ont été mis à la porte.

« A la suite des révélations des agissements du groupe connu sous le nom de Ligue du LOL, la direction du journal, après une enquête interne approfondie, a décidé de se séparer des deux journalistes de la rédaction qui faisaient partie de cette ligue, l’un comme fondateur, l’autre comme membre actif », indique Libération.

« La direction n’avait d’autre choix, dans la mesure où les faits rendus publics à cette occasion, qui ont causé des dommages graves à plusieurs personnes, se situent à l’exact opposé des valeurs que le journal défend depuis sa fondation, créant un trouble grave et caractérisé pour Libération », poursuit-il.

Des membres de ce groupe avaient alors publié des communiqués sur les réseaux sociaux pour s’excuser, y compris Alexandre Hervaud et Vincent Glad, créateur du groupe et pigiste à Libération. Ces deux journalistes ainsi qu’une dizaine d’autres personnes (communicants, agents de la mairie de Paris, journalistes) avaient été suspendus à titre conservatoire.

Le gouvernement avait, quant à lui, rappelé qu’une loi condamnait désormais le cyber harcèlement (7500€ d’amende et 1 an de prison) et évoqué la possibilité d’étudier l’allongement des délais de prescription. L’affaire, qui a en outre déclenché des dénonciations en chaîne d’un sexisme encore souvent bien ancré dans les rédactions, n’a toutefois pas rebondi pour l’instant sur le front judiciaire.

Affaire à suivre ….