A travers le temps, l’information a toujours été un facteur clé de réussite. Mais, avec l’explosion du numérique et sa démocratisation pour une grande partie du territoire français,  nous pouvons assez facilement constater que « démocratisation » ne rime pas toujours avec « maîtrise ».

A cette occasion, l’Ifop publie une enquête de référence réalisée pour le site Gridbus.org afin de mettre en perspectives les principaux dangers et mauvaises pratiques des internautes Français.

Les principaux enseignements :

  • 59% des Français n’utilisent pas assez de mots de passe
    • dont 15% utilisent un seul et même mot de passe pour tous leurs comptes.
  • 50% doivent réinitialiser un mot de passe oublié au moins une fois tous les trois mois.
    • Dont 14% qui le font au moins une fois par semaine.
  • 55% ont utilisé ou installé un antivirus sur un de leurs appareils électroniques au cours des douze derniers mois.
  • 53% se sont connectés à un réseau wifi public, malgré les risques de captation de données.

De nos jours la protection des informations personnelles est capitale. C’est pourquoi il est important de comprendre que cette évolution technologique a ouvert des portes à de nouvelles menaces. Dès lors, il est important de les comprendre afin de pouvoir les éviter.

  1. Un mot de passe doit répondre à des critères précis
    1. Une majuscule
    2. Huit caractères minimum
    3. Un ou plusieurs caractères spécifiques
    4. Un ou plusieurs chiffres
  2. Retenir son mot de passe
    1. Ne jamais réaliser un enregistrement automatique du mot de passe
    2. Noter le mot de passe dans un cahier – l’encre et le papier restent la hantise des hackers
    3. Ne jamais choisir un même mot de passe pour tous vos comptes, diversifiez et notez-les.
  3. Le Wifi public
    1. Sachez que, dès que vous vous connectez à un réseau public, vous acceptez des conditions qui stipulent très clairement que « vous donnez accès à vos informations personnelles le temps de la connexion » ce qui n’est pas sans danger.

L’étude met aussi en avant les différentes problématiques que nous pouvons rencontrer dans notre sphère personnelle.

  • 51% des Français ont déjà accédé au téléphone de leur conjoint,
    • dont 6% l’ont fait… à l’insu de celui-ci !
  • 32% ont déjà accédé à un compte de leur conjoint sur les réseaux sociaux,
    • dont 8% l’ont fait… à l’insu de celui-ci !
  • 72% des jeunes (18-24 ans) se sont déjà connectés sur le téléphone d’un ami,
    • dont 16% l’ont fait… à l’insu de celui-ci !

 

« Cette ascension a même été si fulgurante… que les utilisateurs de tous ces services nouveaux n’ont pas eu l’occasion d’intégrer ou d’être formés à l’« hygiène » du numérique. En résultent des pratiques « à risques » tenaces, rendant les individus plus fragiles que jamais dans un contexte de captation indue des données personnelles (cas des GAFA, scandale Cambridge Analytica, entrée en vigueur du RGPD, etc.) voire d’usurpation d’identité : choix de mot de passe peu sûrs, échanges de codes d’accès, connexion à des sites ou réseaux potentiellement dangereux, etc. Or, les publics les plus précaires ne sont pas ceux qui pratiquent le moins la matière numérique mais, au contraire, ceux qui en sont le plus adeptes : les jeunes et les CSP+. A la fois utilisateurs et objets de sollicitations en permanence, les « connectés » cherchent à profiter au maximum des ressources du numérique, quitte à faire l’impasse sur des précautions élémentaires afin de jongler avec fluidité entre tous leurs services. L’apprentissage de l’hygiène du numérique doit, dès lors, s’adresser à tous, y compris aux publics dont on croit qu’ils maîtrisent une technique simplement parce qu’ils y ont recours quotidiennement. ».  Jean-Philippe Dubrulle, chef de groupe au pôle Opinion de l’Ifop

 

http://www.globalsecuritymag.fr/Les-Francais-et-la-securite-sur,20190205,84237.html